SONNET*, SUR LÀ PRISE DE MASTRICHT
(jRAND roi! Mastricht est pris, et pris en treize jours: Ce miracle étoit sûr à ta haute conduite, Et n a rien d*étonnant que cette heureuse suite Qui de tes grands destins enfle le juste cours.
La Hollande, qui voit du reste de ses tours Ses amis consternés, et sa fortune en fuite, ITaspire qu'à baiser la main qui Ta détruite, Et fait de tes bontés son unique recours.
Une clef qu'on té rend t*ouvre quatarç prorinoes ;
Tu ne prends qu'une place et fais trembler cent princes;
De FEscaut jusqu'à TÈbre en rejaillit Tefiroi.
Tout salarme ; et l'Empire à tel point se ménage, • Qu'à son aigle lui-même il ferme, le passage Dès que son vol jaloux ose tourner vers toi.
' Ce sonnet fut iinprim^ en 1674 , clans le Mercure galamt.
DJE P. CORNEILLE. 447
AU Ror,