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3o6 POÉSIES DIVERSES
Abattu de tristesse ^t trayaillé d'alarmes , Soupirer et gémir, c'est tout ce que je puis; Et baigner mon lit de mes larmes , Ce sont mes plus heiu*euses nuits.
Mon œil épouvanté de toutes parts n'envoie Que des regards troublés d'un si cuisant malheiu* ; Et mes enneniis ont la joie De mei voir blanchir de douleur.
Sortez d'auprès de moi , noirs ouvriers du crime, Qu'on voyoit si ravis de me voir aux abois; Du Seigneiu* la bonté sublime Daigne entendre ma triste voix.
Mes larmes ont monté jusque devant sa face;
Il a reçu mes vœux ; mes soupirs l'ont touché , Mes cris en ont obtenu grâce, 1} n'a plus d'yeux pour mon péché.
Allez ; qu'à votre tour la misère vous trouble; Rougissez tous de honte en cette occasion ,
Et que chaque moment redouble
Cette prompte confusion.