‹ Œuvres de P. CorneilleChapitre 66 sur 123 · PSAUME VI · texte numérisé non relu

PSAUME VI

Domine , ne infurore tuo arguas me.

Je Tavoùrai, Seigneur, votre juste colère peut avoir pour moi trop de sévérité ; Mais ne me corrigez qu'en père, Et non pas en maître irrité.

Avec compassion regardez ma foiblesse :

Je soufifre sans relâche, et languis sans repos;

Guérissez-moi , le mal me presse ,

Et passe jusque dans mes os.

Mon âme en est troublée, et ne sait plus qu attendre, Tant chaque joiu* Taccable et de crainte et d'horreur ;

Mab jusqu'où voulez-vous étendre

Les marques de votre fureur?

Détournez-en le cours qui sur moi se déborde; Du torrent qui bondit venez me préserver :

C'est à votre miséricorde

Qu'il appartient de me sauver.

L'empire de la mort sous qui mon corps succombe Nous laisse-t-il de vous le moindre souvenir,

Et le silence de la tombe

Nous apprend-il à vous bénir?

quW usage pieux a introduit dans les chants, d'ëgiise , à la fin de chaque psaume , mais quelle traducteur pouyait se dispenser d'employer, comme Rousseau Fa fiait dans ses odes sacrées.

Page 1