‹ Œuvres de P. e. LemonteyChapitre 15 sur 40 · SUR JEANNE D'ALBRET · texte numérisé non relu

SUR JEANNE D'ALBRET

poisonnée par des gants que lui avait fournis un Italien, parfumeur de'la reine; et deux mois après, Faffreuse catastrophe delà Saint-Barthélémy ne justifia que trop ces soupçons, en découvrant l'intérêt que les ordonnateurs de ce massacre avaient eu à fermer par im crime des yeux trop clairvoyans. Au reste, quoique cet empoisonnement soit plus vraisemblable que démontré, on risque peu de l'ajouter aux forfaits avérés de Catherine de Médicis. Observons cependant avec joie que, les quatre fils de cette furie étant morts sans postérité , rien de son sang ne coule dans les veines de nos rois.

La reine de Navarre a laissé des souvenirs glorieux pour son sexe, et que n'a pu effacer l'ingratitude de Louis XIIL Ce monarque, oubliant trop qu'il était fils de Henri IV , se hâta de supprimer les belles ordonnances que Jeanne d'Albret avait données au Béarn , et de détruire le fameux collège d'Orlhès, fondé aussi par elle , et qu'on avait à juste titre surnommé la noiwelle Athènes.

GASPARD De COLIGNY,

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