ACTE V. SCE^K III
Uni n'pst point ilc smi s;iiig no piMit fairo d "affront Alix laiiriiTs immortt'ls qui lui ccij^'niMit le front. I.anriors,sacivs rameaux cjii "on veut n'iluire en [hui- A'ousqui niettezsalèleàcouverlile la fouilre, |(lre. l/aliandoiinerez-vous à rinfànie rouleau [reau?
(Jui fait ciioir les nieehaiils sous la iiuiin d'un lioui- Honuiius, soul'fi'irez-\ous qu'on \ous immole nu
Ihoinme Sans qui Hume aujourd'hui cesserait d'être Ronje, Et qu'un Bomain s'efforce à taejier le renom D'un fiuerrier ;'i qui tous doivent un si beau nom? Dis, \"alèn', dis-nous, si lu \i'ux qu'il p 'lisse. Où tu i>eiises choisir un lieu pour son supplice : Sera-ee entre ces murs que mille et mille "\Tiix l'ont résonner encor du bruit de ses exploits'.' .Sera-ce hors des murs, au milieu de ces places (.lu'oii \oit fumer encor du sang des Curiaces, Entre leurs trois tombeaux, et dans ce champ d'hon- Témoins de sa vaillance et de notre bonheur? (neur Tu ne saurais cacher sa peine à sa \ ietoire : Dans les murs, hoi-s des mui-s,tout parle de sa gloire, Tout s'oppose à l'effort de tou injuste amour, (Jui veut d'un si bon sang souiller un si beau jour. Albe ne pourra pas souffrir un tel spectacle, Et Rome par ses pleurs y mettra trop d'obstacle.
Wius les préviendrez, sire : et, par un juste arrêt. Vous saurez embrasser bien mieux son intérêt. Ce qu'il a fait pour elle il peut encer le faire; Il peut la garantir encor d'un sort contraire. Sire, ne donnez rien à mes débiles ans : Ronn? aujourd'hui ma vu père de quatre enfanis; Trois en ce même jour sont morts pour sa querelle : Il m'en reste encoje un, conservez-le pour elle : N'ôtez pas à ses murs un si puissant appui ; Et souffrez, pour finir, que je m'adresse à lui.
Horace, ne crois pas que le peuple stupide Soit le maître absolu d'un renom bien solide. Sa voix tumullueuse assez souvent fait bruit. Mais un moment l'élèxe, un moment le détr-uit; Et ce qui contribue ;i notre renommée Toujours en moins de rien se dissipe en fumée. C'est aux rois, c'est aux grands, c'est aux esprits bien A voir la vertu pleine en ses moindres effets; [faits C'est d'eux seuls qu'on reçoit la véritable gloire; Eux seuls des vrais héros assurent la mémoire. Vis toujours en Horace, et toujours auprès d'eux Ton nom demeurera grand, illustre, fameux, Bien que l'occasion, moins haute ou moins brillante, D'un vulgaire ignorant tronqie l'injuste attente. Ne hais donc plus la vie, ou du moins vis pour moi, El pour servir encor ton pays et ton roi. Sire^ j'en ai trop dit : mais l'affaire vous touche ; El Rome tout entière a parlé par ma bouche.