‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 124 sur 788 · V.Mtr.E · texte numérisé non relu

V.Mtr.E

Sire, pevnietlrz-nioi...

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Valère, c'est assez.

Vos discours par les leurs ne sont pas effacés; J'en garde en mou esprit les forces plus pressantes, Et tonies \os raisons me sont encor présentes, l'eltt! énorme action faiti' presq\ie à nos yeux Outrage la nature et blesse juscju aux dieux. Un premier mouvement qui produit un tel crime Ne saurait lui servir d'excuse légitime : Les moins sévères lois en ce point sont d'accord ; Et, si nous les suivons, il est digne de mort. Si d'ailleurs nous voulons regarder le coupable. Ce crime, quoique grand, énorme, inexcusable. Vient de la même épée et part du même bras Qui me fait aujourd hui maîtie de deux Étals. Deux sceptres en ma main, Albe à Rome asservie. Parlent bien hautement en faveur de sa vie : Sans lui, j'obéirais où je donne la loi. Et je serais sujet où je suis deux fois roi. Assez de bons sujets dans toutes les provinces [ces ; Fardes vœux impuissants s'acquittent vers leursprin- Tous les peuvent aimer, mais tous ne peuvent pas Par d'illustres effets assurer leurs États; Et l'art et le pouvoir d'affermir des couronnes Sont des dons que le ciel fait à peu de personnes. De pareils serviteurs sont les forces des rois. Et de pareils aussi sont au-dessus des lois. Qu'elles se taisent donc, que Rome dissimule Ce que dès sa naissance elle vit en Romule; Elle peut bien souffrir en son libérateur Ce qu'elle a bien souffert en son premier auteur. Vis donc, Horace, vis, guerrier trop magnanime : Ta vertu met ta gloire au-dessus de ton crime ; Sa chaleur généreuse a produit ton forfait; D'une cause si belle il faut souffrir l'effet. Vis pour servir l'État, vis, mais aime Valère : Qu'il ne reste entre vous ni haine ni colère; Et, soit qu'il ail suivi l'amour ou le devoii-, Sans aucun sentiment' résous-toi de le voir. Sabine, écoutez moins la douleur qui vous presse; Chassez de ce grand cœur ces man|ues de fai-

[blesse ; C'est en séchant vos pleurs que vous \ous montrerez La véritable sœur de ceux que vous pleurez.

Mais nous devons aux dieux demain un sacrifice ; Et nous aurions le ciel à nos vœux mal propice Si nos prêtres, avant que de sacrifier. Ne trouvaient les moyens de le purifier : Son père en prendra soin; il lui sera facile D'apaiser tout d'un teuips les mânes de Camille, Je la plains; et, pour rendre à son sort rigou-

[reux Ce que peut souhaiter son esprit amoureux, Puisqu'en un même jour l'ardeur d'uu même zèle Achève le destin de son amant et d'elle. Je veux qu'un même joui-, témoi iule leurs deux morl"-; En un même tombeau \o:i' cnfcnuer leurs corps.

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EXAMEN nuoilACE.

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