SCÈNE VI
H.\.\iMi-;.
Désespéré, confus.
Et digne, s'il se peut, d'un plus cruel reins. Que résous-tu, Maxime? et quel est le sup)dicc • Que ta vertu prépare à ton vain artifice? Aucune illusion ne te doit plus llatler: ^Emilie en mourant va tout faire éclater: Sur un même échafaud la perte de sa vie Étalera sa gloire et ton ignominie, Et sa mort va laisser â la postérité L'infâme souvenir de ta déloyauté.
Un même jour l'a vu, par une fausse adresse, Trahir ton souverain, ton ami, ta mattresse, Sans que de tant de droits en un jour violés, Sans que de deux amants au tyran immoles, 11 te reste aucun fruit que la honte et la rage Qu'un remords inutile allume en ton courage. Euphorbe, c'est l'effet de tes lâches conseils; Mais que peut-on attendre enlin de tes pareils? Jamais un affranchi n'est qu'un esclave infâme : Bien qu'il change d'état, il ne change point d'âme; La tienne, encor servile, avec la liberté N'a pu prendre un rayon de générosité : Tu m'as fait relever une injuste puissance; Tu m'as fait démentir l'honneur de ma naissance : .Mou cœur te résistait, et tu l'as combattu Jusqu'à ce que ta fourbe ail souillé sa vertu. H m'en coûte la vie, il m'en coûte la gloire. Et j'ai tout mérité pour t'avoir voulu croire ; Mais les dieux perpiettront à mes ressentiments De te sacrifier aux yeux des deyx amants, Et j'ose m'assurer qu'en dépit de mon crime Mon sang leur servira d'assez pure victime. Si dans le lien mon bras, justement irrilé, Peut laver le forfait de t'avoir écouté.
ACTF. V, SCÈNE I.
ACTK CINOUIKMI":