‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 16 sur 788 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

SCl'lN'K PREMIl'Hi:

Ml'lDl^t:, NKlilNE.

KÉISINE.

Pien qu'un péril certain suive votre entrepri.se. Assurez-vous sur moi, je vous suis tout acquise; Employez mon service aux flammes, au poison, .le ne refuse rien; mais épargnez .lason. Votre avi ugle vengeance une fois assouvie, Le regret de sa mort vous coiMerait la vie; El les co\ips violents d'un rigoureux ennui...

9ŒDÉC.

l'es.-e de m'en parler, et ne crains rien pour lui :

Ma fureur jusque-là n'oserait me séduire;

Jason m'a trop coulé pour le vouloir détruire;

.Mon courroux lui fait grâce, et ma première ardeur

Soutient son intérêt au milieu de mon cœur.

Je crois ([u'il m'aime encore, et qu'il nourrit en l'àme

(Juelques restes secrets d'une si belle flamme :

Il ne fait qu'obéir aux volontés d'un roi

(Jui l'arrache à .llédée en dépit de sa loi

(Jn'il vive, et, s'il se peut, que l'ingratme demeure;

Sinon, ce m'est assez que sa Creuse meuie;

Ou'il la Voie cependant et jouisse du jour

(.lue lui conserve eiicor mon immuable amour.

Créon seul et sa fille ont fait la perfidie ;

Eux seuls termineront toute la tragédie:

Leur perle achèvera cette fatale paix.

MiClNE.

Contenez-vous, madame ; il sort de son palais.

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