‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 188 sur 788 · ALBI.X · texte numérisé non relu

ALBI.X

Mais Sévère promet...

FKI.IX.

Albin, je m'en diWie, El connais mieux que lui la haine de Pécie :

MILYEUCTE.

En faveur des chrétiens s'il choquait son courroux, Lui-n'iênie assur'nicnt se perdrait avec nous.

Je veux tenter pourtant encore une autre voie. Amenez l'olyeucte; et, si je' le renvoie. S'il demeure insensible à ce dernier effort. Au sortir de ce lieu qu'on lui donne la mort.

ALBIN

Votre ordre est rigoureux.

FEUX

11 faut que je le suive, Si je veux empêcher (ju'un desordre n'arrive. Je vois le peuple ému pour prendre son parti ; Et toi-même tantôt tu m'en as averti : Dans ce zèle pour lui qu'il fait déjà paraître, Je ne sais si longtemps j'en pourrais être maître; Peut-être dés demain, dès la nuit, dès ce soir. J'en verrais des effets que je ne veux pas voir: Et Sévère aussitôt, courant à sa vengeance, M'irait calomnier de quelque intelligence. 11 faut rompre ce coup, qui me serait fatal.

ALBIN

Que tant de prévoyance est un étrange mal ! [brage : Tout vous nuit, tout vous perd, tout vous fait de l'om- Mais voyez que sa mort mettra ce peuple en rage ; Que c'est mal le guérir que le désespérer.

FÉLIX

En vain après sa mort il voudra murmurer; Et, s'il ose venir ;i quelque ^ iolence, C'est à faire à céder deux jours à l'insolence : J'aurai fait mon devoir, quoi qu'il puisse arriver. .Mais l'olyeucte vient, tâchons à le sauver. Soldats, retirez-vous et gardez bien la porte.

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