‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 237 sur 788 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

Al.CIPPli.

Va, ris de ma douleur alors que je te perds; Par ces indignités romps toi-même mes fors; Aide mes feux trompes à se tourner en ^'lacc; Aide un juste courroux à se mettre en leur place. Je cours à la vengeance et porte à ton amant te vif et prompt effet de mon ressentiment. S'il est homme de cœur, ce jour même nos armes Régleront par leur sort tes plaisirs ou tes larmes; Et, plutôt que le voir possesseur de mon Lien, Puissé-je dans son sang voir couler tout le mien? Le voici, ce rival, que son père l'amène : Ma vieille amitié cède à ma nouvelle haine; Sa vue accroît l'ardeur dont je me sens brûler : Mais ce n"est pas ici qu'il faut le quereller.

Page 1