‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 288 sur 788 · I.VSE · texte numérisé non relu

I.VSE

El gentilhomme?

CIITON.

Il le dit.

LÏSE.

11 demeure?

f:uTox.

A Taris.

M si:.

El se nomme?

Ditr.AME, fouillant dans la boui-sc.

porte-lui celte lettre, et re(;ois. .

fitlTOW, lui rcUMianl le bras.

, ' Sans compter?

nOIlANTE.

Cette part de l'argent que lu viens d'apporter.

CLITOiN.

Elle n'en prendra pa ;, monsieur, je vous proteste.

LYSE

Celle qui vous l'envi ie en a pour moi de reste.

Ct.lTOX.

Je vous le disais bien, elle a le cœur trop bon

<■ LYSE

Lui |oiirnii-jo, monsieur, ap|irenclre \oii-e nom?

DORANTE

Il est dans mon billet. Mais prends, je l'en conjure.

CLITOX.

Vous f.iiit-il dire encor que c'est lui faire injun'?

i.\si:.

Vous perdrz temps, monsieur, je sais troji mon devoir. Adieu : dans peu de tem|is je viendrai vous icYoir; Et porte tant de joie à celle qui vous aime. On elle rapportera la réponse elle même.

IMIll.S.

Adieu, belle railleuse.

Lvsi;.

Adiim, cher babillaid.

SCÈiNE ]I1

UORAKTE. CblTON.

ilOr.ASTE.

liette fille est jolie, elle a l'esprit gaillard.

J'en estime rhumeur, j'en aime le visage; Mais plus que tous les deux j'adore son message.

DOl-.AME.

C'est celle dont il vient qu'il en faut estimer; C'est elle qui me charme, et que je veux aimer-

ci.nox.

Quoi! vous vûult^z, monsieur, aimer celle inconnue?

DOUANTE.

Oui, je la veux aimer, Cliton.

CLITOX.

Sans l'avoir vue?

DORAMli.

Un si rare bienfait en un besoin pressant S'empare puissamment d'un cœur reconnaissant; Et, comme de soi-même il marque un grand mérite. Dessous celle couleur il parle, il sollicite. Peint l'objet aussi beau qu'on le voit généreux; Et, si l'on n'est ingrat, il faut être amoureux.

CLITON

Votre amour va toujours d'un étrange caprice : Dès l'abord autrefois vous aimâtes Clarice; Celle-ci sans la voir; mais, monsieur, votre nom. Lui deviez-vous l'appiendre, et sitôt?

DOKANTE.

Pourquoi non?

J'ai cru le devoir faire, et l'ai fait avec joie

CLITOX.

il est plus décrié que la fausse monnoie.

D01'..\NTE.

Mon nom?

CLITOX.

Oui, dans Paris, en langage commun.

Dorante et le Menteur à présent ce n'est qu'un; El vous y possédez ce haut degré de gloire, Qu'en une comédie on a mis votre histoire.

Ac.Tv. I, s(;i:ne v.

IMinAME.

Tu une comi'dic?

ClITON.

El si naïviMiient, Oue j"ai cru, la voyant, voir un eiiehaMtoruont. On y voit un Doi-antc avec voire visage; On le prendrait pour vous; il a votre air, votre âge, Vos yeux, \otre action, votre maigre enibonpoint. Kl paratl, comme vous, adroit au dernier point. I.'iininie à l'iAénemenl j"ai pari à la peinture; Après volir portrait on produit ma figure. Le héros de la farce, un eerlaiii .lodolel, Fail maridier après vous votre digne valet ; Il a jusqu'à mon nez et jusqu'à ma parole, lit nous a\ons tous deux appris en même école; C'est l'original même, il vaut ce que je vaux ; Si ([iielque autre s'en mêle, on peut s'inscrire en faux: Kt tout autre que lui dans celle comédie N'en fera jamais voir qu'une fausse copie. l'onr riarissi' l'I Lucrèce, elles on ont quehiue air. l'hiliste a\ci- .Mcijipe y vient vous accorder. Vdlre feu père même est joué sous le masi|ui'.

ndiiAMi-.

l!ello pièce doit èlre et [daisante et fantasque. Mais son nom'.'

CLUUN.

^olre nom di^ guerre, lu Mentkui;.

DOKAM'C.

Les vers en sont-ils bons? fait-on cas de l'auteur.'

Page 1