‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 300 sur 788 · CI.ITOX · texte numérisé non relu

CI.ITOX

Comme tu méprises!

LYSE

Je n'ai pas le loisir d'entendre tes sottises.

CLITUN.

Avec cette rigueur, tu me feras mourir.

l.VSE.

l'eut-être à mon retour je saurai le guérir; Je ne puis mieux pour l'heure : adieu.

CLITOX,

Tout me succède.

SCi.NE VII

DURANTE, CLITON

IIORANTE.

Viens, Cliton , et regarde. Est-elle vieille ou laide? Voit-on des yeux plus vifs? voit-on des traits plus CLITOS. [doux?

Je suis un peu moins dupe, et plus futé que vous.- C'est un leune, monsieur, la chose est toute claire; Elle a fait tout du long les mines qu'il faut faire. On amorce le monde avec de tels portraits,

Pour les faire surprendre, ou les apporte exprés;

On .s'en f;iclii'. ou fait bruit, ou vous les redemande.

Maison tremble toujours de crainte qu'où les rende;

Et, pour dernii'ie adresse, uih; telle beauté

Ne se voit (jue de nuit et dans l'obscurité,

De peur qu'en un moment l'amour ne s'estropie

A voir l'original si loin de la copie.

Mais laissons ce discours, qui peut vous ennuyer.

Vous ferai-je venir l'orfèvre prisonnier?

noRA.NTE.

.Simple! n'as-tu point vu que c'était une feinte, Uu effet de l'amour dont mon âme est atteinte?

CMTO.\.

Ron ; en voici déjà de deux en même jour, Par devoir d'honnête homme, et par effet d'amour Avec un peu de temps nous en verrons bien d'autres Chacun a ses talents, et ce sont là les vôtres.

DORAME.

Tais-loi, lu m'étourdis de tes sottes raisons. Allous prendre un peu l'air dans la cour des prisons.

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