‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 340 sur 788 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

RODOGL'.NE.

Quoi! je pourrais descendre à ce lâche artifice, D'aller de mes amants mendier le service, Et, sous l'indigne appât d'an coup d'œil affété, J irais jusqu'en leur cœur chercher ma sûreté! Celles de ma naissance ont horreur des bassesses; Leur sang tout généreux hait ces molles adresses. Quel que soit le secours qu'ils me puissent offrir, .le croirai faire assez de le daigner souffrir : Je verrai leur amour, j'éprouverai sa force. Sans flatter leurs désirs, sans leur jeter d'amorce; Et, s'il est assez fort pour me servir d'appui. Je le ferai régner, mais en régnant sur lui. Sentiments étouffes de colère et de haine. Rallumez vos flambeaux à celles de la reine. Et d'un oubli contraint rompez la dure loi. Pour rendre enfin justice aux mânes d'un grand roi; liappurtez à mes yeux son image sanglante. D'amour et de fureur encore étincelante, Telle que je le vis. quand, tout percé de coups, Il me Clin: « Vengeance! Adieu; je meurs pour \ous!»

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