‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 341 sur 788 · ACTE III, SCLM': I · texte numérisé non relu

ACTE III, SCLM': I

Chère online, liélas! bien loin de favoirpoursuivie, J'nlliiis baiser la mnin qui t'arracha la vie, Rendre un respect de fille à qui versa ton sang! Mais paiiloiine au devoir que m'impose mon rang: Plus 1,1 luuiie naissance approche des couronnes, Plus cette grandeur mùme asservit nos pi'rsuiines; Nous n'avons point de c(Bur pour aimer ni liair; Toutes nos passions ne savent ([n'obéir. Après avoir armé pour venger cet outrage, D'une paix mal conçue on m'a faite le gage ; Et moi, fermant les yeux sur ce noir attentat, Je suivais mon destin en victime d'Ktal. Mais, aujourd hui qu'on voit cette main parriciile. Des lestes de ta vie insolemment avide, Vouloir encor percer ce sein infurtuné, Pour y chercher le cœur que lu m'avais ilunné. De la paix qu'elle rompt je ne suis plus le gage : Je brise avec honneur mon illustre esclavage; J'ose reprendre un cœur pour aimer et ha'ir, Et ce n'est plus qu'à toi que je veux obéir.

Le consentiras-tu, cet effort sur ma flamme, Toi, son vivant portrait, que j'adoiv' dans l'âme, Cherprince, dont je n'ose en mes plus doux souhaits, Fier encor le nom aux murs de ce palais? Je sais quelles seront les douleurs et tes craintes; Je vois déjà tes maux, j'entends déjà tes plainles: Mais pardonne aux devoirs qu'exige enfin un roi A qui tu dois le jour qu'il a perdu pour moi. J'aurai mêmes douleurs, j'aurai mêmes alarmes; S'il t'en cofito un soupir, j'en verserai des larmes.

Mais, dieux! qui' je me trouble en les voyant tous

[deux I Amour, qui me confonds, cache du moin^ tes feux, Kt, content de mon cœur dont je te fais h^ maître. Dans mes regards surpris garde- loi de iiujîlre.

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