‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 363 sur 788 · PULCHÉRIE · texte numérisé non relu

PULCHÉRIE

Il n'est pas pour ce choix besoin d'un grand effort A qui hait l'hyménée et ne craint point la mort.

l'IlDCAS, rULCIlÉRTE, HÉRACLItJS, CRISPE.

En CCS deux scènes, lléiaclius passe pour Mjrliun, el Martian pour Lèinue; lléiaclius se connail, mais Marliau ne se coniiail pas.

PMOCAS, à l'ulchérie.

Dis, si tu veux encor, que ton cœur le souhaite.

[i\ llcraclius.)

Approche, Martian, que je te le répète : Cette ingrate furie, après tant de mépris, Conspire encor la perte et du père el du fils : Elle-même a semé celte erreur populaire D'un faux lléraclius qu'elle accepte pour frère; Mais, quoi qu'à ces mutins elle puisse imposer. Demain ils la verront mourir, ou l'épouser.

IléllACLIUS.

Seigneur...

riiucAs.

Carde sur loi d'attirer ma colère.

iniRACLlCS.

Dussé-je mal user de cet amour de père. Étant ce que je suis, je me dois quelque effort Pour vous dire, seigneur, que c'est vous faire tort El que c'est trop montrer d'injuste défiance De ne pouvoir régner que par son alliance : Sans prendre un nouveau droit du nom de son époui Ma naissance suffit pour régner après vous. J'ai du iieur, et tiendrais l'empire même infâme S'il fallait le tenir de la main d une femme.

Eh liioii, elle iiiuiina, lu n'en as pas Ut'syiii.

tlKifMtllS. *

De vous-Miènie.si-igncur, daignez imeiixpii'mlro soin l.e peuple aime Maurice; en peiJrece (jui reste Kous rendrait ce Inniulte au dernier |)uints,funeste. Au nom d'IIéraelius à demi souleM-, Vous verriez par sa inorl le désordre achevé. Il vaut niieux'la priver du rang qu'elle rejetle, Faire régner utie alitre, et la laisser sujette; Et d'un parti plus bas punissant son orgueil...

niiicAs.

Quand .Maurice peut tout du creux de son cercueil. A ce lils suppoH', don! il me faut di^fcndre, Tu parles d'ajouter un véritable gendre!

ntiiAcius.

Seigneur, j'ai des amis chez qui cette moitié...

MIOCAS.

A l'éprsffve d'un sceptre il n'est point d'amitié, l'oint qui ne s'éblouisse à l'éclat de sa pompe. Point qu'après son liymeii'sa haine ne corrompe. Elle mourra, te dis-je.

PILCIIÉUE, à lir-inilius. ^

Alil ne nrcmpèchez pas Dojcjoindre les miens par un heureux trépas. la vapeur de mou sang ira grossir la foudre Que Dieu lient déjà prèle à le réduire en poudre; Lt ma mort, en ^rvant de corrible à tant d'horreurs. .

■• * PlIOCAS.

Par SCS romerclments juge de ses fureurs. J'ai |i'ronoiicé l'arrêt, il faut que l'effet suive, nésous-la de t'aimer, si tu veux qu'elle vive : Sinon, j'en jure encore, et ne l'écoute plus. Son Irépas dès demain punira ses refus.

SCÈNR IV

PULCUÉRIE, lIt;iV\CL;US. MARTIAN.

iiiîr,ACi.ius. En vain il se promet que, sous cette menace. J'espère eu votre cunir surprendre qu>"li]UO place : Votre lefns est juste, et j'en sais les raisons. Ce n'est pas à nous deux d'unir les deux maisons; It'aulres deslins, madame, attendent l'un et l'autre : Ma foi m'engage ailleurs aussi bien que la vôtre. Vous aurez en Léonce un digne possesseur; Je serai trop heureux d'en posséder la sœur. L'e guerrier vous adore, et vous l'aimez de même;

^lîis aimé d'Eudoxe autant comme je l'aime. . nliue leur mère est propiûo à nos vœux; [nœuds. Et, quelque effort qu'on fasse à rompre ces beaux D'uR amour si parfait les chaînes sont si belles, (luft-nos captivités doivent être éternelles.

PLLCIItniE.

Seigneur, vous conn3isse»ce cœur infortuné : L*oi)ce y peift beaucoup; vous me l'avfez donné, ELvoire ujain illustre augmente le mérite

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