SCÈNE VI
MAUTIAN, LÉO.NTLNE, , EXUrÈRE, ELDOXC.
MAUTIAN.
Madame, dois-je croire un billet de I\lauric?? Voyez si c'est sa main, ou s'il est contrefait;
biles s'il me détrompe, ou m'abuse en effet, Si je suis voire fils, eu s il était mon père : Vous en devez connaître encor le caractère.
LÉOXTIXE lil le Ijlllcl.
« Léonline a trompé Phocas, « Et, livrant pour mon fils un des siens au trépas, « Dérobe à sa fureur l'héritier de l'empire. « 0 vous qui me restez de lidéles sujets, « Honorez son grand zélé, appuyez ses projets! « >ous le nom de Léonce lléraclius respire.
<l .'\lAUniCR. n (Elle rcnil le liillcl y Exifpèrc, qui le lui a liomié, et coiitiiiiii .
Seigneur, il vous dit vrai : vous étiez en mes main Quand on ouvrit Byzauce au pire des humains. Maurice m'honora de celte confiance; .Mon zèle y répondit par delà sa croyance. Le voyant prisonnier et ses quatre autres lils. Je cachai quelques jours ce qu'il m'avait commis; Mais enfin, toute prête à me voir découverte, (!e zèle sur" mon sang détourna votre perle. J'allai pour vous sauver vous offrir à l'hocas; Mais j'offris votre nom, et ne vous donnai pas. La généreuse ardeur de sujette fidèle Mo rendit pour mon jjriuce à moi-même cruelle : Mon fils fut, i)(iur mourir, le fils de l'empereur. J'éblouis le tyran, je trompai sa fureur : Léonce, au lieu de vous, lui servit de victime.
(Elle fuil un soupir.^
Ah' pardonnez, de grâce; il m'échappe sans crime. J'ai pris pour vous sa vie, et lui rends un soupir; i'.e n'est pas trop, seigneur, pour un tel souvenir : A cet illustre effort par mon devoir réduite. J'ai dompté la nature, et ne lai pas détruite.
Phocas, ravi de joie à celte illusion.
Me combla de faveurs avec profusion, Et nous fit de sa main celle haute fortune Dont il n'est pas besoin que je. vous importune.
Voilà ce ((ue mes soins vous laissaient ignorer : Et j'attendais, seigneur, à vous le déclarer, (Jue, par vos grands exploits, votre rar' vaillance Pût faire à l'univers croire votre naissance, Et qu'une occasion pareille à ce grand bruit A'ous put de son aveu promettre quelque fruit; Car, comme j'ignorais que notre grand monarque En eût pu rien savoir, «u laisser quelque marque, Je doutais qu'un secret, n'Olant su que de moi. Sous un tyran si craint pût trouve» quelque foi.
Kxuitr.È.
Comme sa cruauté, pour mieux gêner .Maurice, Le forçait de ses fils à voir le sacrilice, '
Ce prince vit l'échange, et lallait empêcher; Mais l'acierdes bourreaux fui phupromplàtranclicr: La moit de votre fils arrêla celle e%vie, El prévint d'un moment le refus de sa \ie. Maurice, à quelque espoir se lai sant lors llatier. ^'en ouvrit à Félix, qui vint le visiter, là Irnnra les moyens de lui donner c> gage ijui \ ûus en pût ;;n jour rendre un plêift'témoigivis»-''