‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 380 sur 788 · I1ÉR.\CL1U.S · texte numérisé non relu

I1ÉR.\CL1U.S

Qu'importe qui des deux ou destine au supplice? Qu'imiiorte, Martian, vu ce que je te doi. Qui trahisse mon sort, d'Exupère ou de moi? Si l'on ne me découvre, il faut que je m'expose; Et l'un et l'autre enfin ne sont que même chose,

.Sinon qu'é't.-iiil trahi je mourrais malbenreux, Et que, m'ofirant pour.toi,.je mourrai généreux.

icianxE.

Qluoi! pour désabuser une aveugle furie Itouipre votre destin et donneçvotri! vie!

nÉR.4Ci.ii's. 'f

Vous êtes plus aveugle encore en votre amour. Périra-t-il pour moi quand je lui dois le jour? Et, lorsque sous mon nom il se livre à sa peri", Tiendrai-je sous le sien ma fortune couverte? S'il s'agissait ici de |i' faire einpereur. Je pourrais lui laisser mon nom et sou erreur; Mais conniver en làclie à ce nom qu'on me vole. Quand son père à mes yeux au lieu de moi l'immole.' Souffrir qu'il se trahisse aux rigueurs de' mon sort! Vivre par son supj)lice et régner par sa rnortl *

EUDOXE

Ah ! ce n'est pas, seigneur, ce que je vous aêmandcl De cette lâcheté l'infamie est trop grande. Montrez-vous pour sauver oe héros du tréjias; Mais montrez-vous eu maître, et ne vous perdez jias; liallnmez cette ardeur où s'opposait ma mère. Garantissez le lils pai' la perte du père; El, prenant à l'empire un chemin l'clatant, Montrez lleraclius au peuple qui l'attend.

IIÉP.ACLILS.

Il n'est plus temps, madame, un autre a pris ma place.

Sa prison a rendu le peuple tout de glace :<fs

Déjà préoccupé d'un autre lleraclius.

Dans l'effroi ([ni le trouble il ne me croira plus;

Et, ne me regardant que comme un lilsperliib",

Il aura de l'horreur de suivre un parricide.

Mais, quand même il voudrait seconder mes desseins.'

Le tyran tient déjà .Martiau en ses mains.

S'il voit qu'en sa faveur je niarche.à force ouverte.

Piqué de ma révolte, il hStera sa perte,

Et croira qu'en m'ûtant l'espoir de le sauver

II m'otera l'ardeur qui me faif soulever.

N'en parlons plus; en vain votre anioni' me retaïde.

Le sort d'Iléniclius tout entier me re,!,'arde.

Soit qu'il faille régner, soit ([u'il laillo périr,

.\u tombeau 'comiae an trône on me verra ( ourir. '

.Mais voici le tyran, et sou tiaftre Exuiiére.

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