‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 418 sur 788 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

U. LLONOR, CAULO<, D. M.VNP.IOUE, D. LOPE.

c.ir.LOs.

Madame, sauvez-moi d'un honneur qui m'offens.? : Un peuple opiniâtre à m'arracher mon nom Veut que je sois don Sanche et prince d'Aragon. Puisque par sa présence il faut que ce bruit meure, Dois-je être, en l'allendant,le fantôme d'une heure? Ou, si c'est une erreur qui lui promet ce roi, Souffrez-vous qu'elle abuse et de vous et de moi?

D. LÉOXOU.

Quoi que vous présumiez de la voix poiinlairc. Par de secrets rayons le ciel souvent l'éclairé : Vous apprendrez par là du moins les vœux de tous. Et quelle opinion les peuples ont de vous.

D. lOPE.

Prince, ne cachez plus ce que le ciel découvre; .\e fermez pas nos yeux quand sa main nous les ouvre. \ ons devez être las de nous faire faillir. Nous ignorons quel fruit vous en vonliez-cueillir. Mais p.ous avions pour vous une estiuie assez haute Pour n'être pas forcés à commettre une faute; Et notre honneur, au vôtre en aveugle opposé. Méritait par pitié d'être désabusé. [nés,

.\otre orgueil n'est pas tel, qu'il s'attache aux persoii- Ou qu'il ose oublier ce qu'il doit aux. couronnes; El, s'il n'a pas eu d'yeux pour un roi déguisé. Si l'incjnnu Carlos s'en est vu méprisé,

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