‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 43 sur 788 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

1). Dif;r.i!p;.

0 ragel ù désespoir! Ct vieillesse ennemie! ÎS"ai-je donc tant vécu que pour cette infamie? Et ne suis-je Lhmchi dans les travaux guerriers (Jue pour voir en un jour flétrir tant de lauriers? .Mon bras qu'avec respect toute l'Espagne admire, Mon bras, qui tant de fois a sauvé cet empire. Tant de fois affermi le trône de son roi. Trahit donc ma querelle et ne fait rien pour mui .' 0 cruel souvenir de ma gloire passée!

OEuvre de tant de jours en nu jour effacée! .Xouvelle dignité fatale à mon bonheur!

Piécipice élevé d'où tombe mon honneur!

Faut-il de voire éclat voii triompher le comte, Et mourir sans vengeance, ou vivre dans la honte? Comte, sois de mon prince à présent gouverneur; (]e haut rang n'admet point un homme sans honneur, lît ton jaloux orgueil, par cet affront insigne, .Malgré le choix du roi, m'en a su rendre indigne. Et toi, de mes exploits glorieux in>trumeut, .Mais d'un corps tout de glace inutile ornement. Fer jadis tant à craindre, et qui. dans cette offense, M'as servi de parade, et non pas de défense, Va, quit'e désormais le dernier des humains, Passe, pour me venger, en de meilleures mains.

SCENK VI

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