SCÈNE PREMIÈRE
ISICOMÈDE, LAODICE.
lAODICE.
Après tant de hauts faiis, il m'est bien doux, seigneur.
Do voir encor mes yeux régner sur votre caur.
De voir, sousdes lauriers qui vous couvrent la tète,
Un si grand conquérant être encor ma conquête,
Et de toute la gloire acquise à ses travaux
Faire un illustre hommage à ce peu que je vaux.
Quelques biens toutefois que le ciel me renvoie,
Mon cœur épouvanté se refuse à la joie :
Je fous vois à regret, tant mon cœur amoureux
Trouve la cour pour vous un séjour dangereux.
Votre marâtre y règne, et le roi votre père
Ne voit que par ses yeux, seule la considère,
l'our souveraine loi n'a que sa volonté :
Jugez après cela de votre sûreté. r
La haine que pour vous elle a si naturelle
A mon occasion encor se renouvelle.
Votre frère son fils, depuis peu de retour....
MCOMÈDi;.
Je le sais, ma princesse, et qu'il vous fait la cour. Je sais que les Romains, qui l'avaient en otage. L'ont enfin renvoyé pour un plus digne ouvrage; Que ce don à ma mère était le prix fatal Dont leur Flaminius marchandait Annibal; > Que le roi, par son ordre, etit livré ce grand homme S'il n'eût par le poison lui-même évité Rome,