‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 453 sur 788 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

MCOMÈDI-, ATTALE.

ATTALE

Puisque c'est la chasser, seigneur, je me retire.

MCOMÈDE.

.\on, non; j'ai quelque chose aussi bien à vous dire,

Prince. J'avais mis bas, avec le nom d'aîné.

L'avantage du trône où je suis destiné;

Et, voulant seul ici défendre ce que j'aime,

Je vous avais prié de l'atlaquer de mémo.

Et de ne mêler point surtout dans vos desseins

Ni le secours du roi ni celui des Romains.

Mais, ou vous n'avez pas la mémoire fort bonne.

Ou vous n'y mettez rien de ce qu'on vous ordonne.

ATT.\LE

Seigneur, vous me forcez à m'en souvenir mal ■ Quand vous n'achevez pas de rendre tout éga'.. Vous vous défaites bien de quelques droils d'aînesse; .Mais vous défaites-vous du cœur de la princesse. De toutes les vertus qui vous en font aimer, Des hautes qualités qui savent tout charmer, De trois sceptres conquis, du gain de six batailles^ Des glorieux assauts de plus de cent murailles? .\vec de tels seconds rien n'est pour vous douteux. Rendez donc fa princesse égale entre nous deux : Ne lui laissez plus voir ce long amas de gloire Qu'à pleines mains sur vous a versé la victoire; Et faites quelle puisse oublier une fois Et vos rares vertus et vos fameux e.\ploits; Ou contre son amour, contre votre vailiance. Souffrez Rome cl le roi dedans l'autre balance : Le peu qu'ils ont gagné vous fait assez juger Qu'ils n'y mettront jamais qu'un contre-poids léger.

XICO.MÈDE.

C'est n'avoir pas perdu tout votre temps à Rome, Que vous savoir ainsi défendre en galant homme. Vous avez de l'esprit, si vous n'avez du cœur.

rilCflMl'IM'.

SCKNK VII

'ARSINOIÎ, KICOMÈIii:, ATTAI.r:, AIIASI'E.

AI'.ASPE.

Seigneur, le roi vous niamlc.

MCOMÈDE.

Il me mande?

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