AP.'.SI'E
Oui, seigneur.
An«rMii';.
Prince^ la calomnie est aisée à iléiruire.
MœilÈDE.
J'ignore à quel snj(?t vous m'en venez instruire. Moi qui ne doulo point de cette vérité. Madame.
AP.SINOÉ.
Si jamais vous n'en aviez douti', Prince, vous n'auriezpas, sous l'espoir qui vous flatte, Amené de si loin Zenon et Métrobate.
MCOMÈDE.
Je m'obstinais, madame, à tout dissimuler; iMais vùus m'avez forcé de les faire parler.
ausinoé.
r^a vérité les force, et mieux que vos laigesses. Ces honimesdu commun lieuiient mal leurs promes- Tons deux en ont pi us dit(iu'ils n'avaient résolu, [ses;
ISICO.MÈDE.
J'en suis fàclié pour vous, mais vous l'avez voulu.
AnsmoÉ.
Je le veux bien encore, et je n'en suis fâchée (Jue d'avoir vu par là votre vertu tachée, Et qu'il faille ajouter à vos titres d'honneur La noble qualité de mauvais suborneur.
MCOSlÈIiE.
Je les ai subornés contre vous à ce compte?
AI;siNoÉ.
J'en ai le d ''plaisir, vous en aurez la honte.
MCOMÈDE.
El vous pensez par là leur ôter tout crédit?
An-i.\oÉ.
Non, seigneur; je me liens à ce qu'ils en ont dit.
NrCOJlÈDE.
Uu'ont-ils dit qui\ous plaise et que vous vouliez AiisiNoÉ. [croire?
Deux mots de vérité qui vous comblent de gloire.
MCllMÈDE.
l'eut-on savoir de vous ces deux mots importants?
ARASPE
Seigneur, le roi s'ennuie, et vous tardez longtcnjps.
AIISINOÉ.
Vous les saurez de lui, c'i^st trop le faire attendre.
MCO.MÈDi;.
Je commence, madame, enfin à vous entendre : Son amour conjugal, chassant le paternel. Vous fera l'innocente, et moi le criminel. Biais...
AKSI.NOK.
Achevez, seigneur; ce mais, que veut-il dire?
MCOMÈDE.
Deux mots de vérité qui font que je respire.
AflSINOK.
Peut-on savoir do vous ces deux mots importants?
MCOMÈDE.
Vous les saurez du roi; je tarde trop longtenjps.