‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 461 sur 788 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

rnisi.vs, McoJiftriE, att.u.i;, fl.\mimi's,

AllASPE, GM'.DtS.

FLAMI.MLS.

Si pour moi vous êtes en colère.

Seigneur, je n'ai reçu qu'une offense légère : Le sénat en effet pourra s'en indigner; Mais j'ai ([uelques amis qui sauront le gagner.

iM-.LSlAS.

Je lui ferai raison; et dès demain .\llale Recevra de ma main la puissance royale : Je le fais rôi de Pont et mon seul héritier. Et, quant à ce rebelle, à ce courage fier, Rome entre vous et lui jugera de l'outrage : Je veux qu'au lieu d'Attale il lui serve d'otage; Et, pour l'y mieux conduire, il vous sera donné;

NICOMKUE.

Silùt qu'il aura vu son f rcro couronné

MCOMÈnE.

Vous m'enverrez à Home!

rnusiAS.

On t'y fera justice.

Va, va lui demander la chère Laodice.

NICOMÈDE

J'irai, j'irai, seigneur, vous le voulez ainsi j Et j'y serai plus roi que vous n'êtes ici.

ri.AMIMUS.

Rome sait vos liauls faits et déjà vous adore.

NICOMÈDE

Tout lieau, Flaminius! je n'y suis pas encore : La route en est mal sûre, à tout considérer : Et qui m'y comluira pourrait bien s'égarer.

PUUSIAS.

Qu'on le ramène, Araspe; et redoublez sa garde.

(AAUale.)

Toi, rends grâces à Rome, et sans cesse regarde (jue, comme son pouvoir est la source du tien, En perdant son appui tu ne seras plus rien.

Vous, seigneur, excusez si, me trouvant en peine De quelques déplaisirs que m'a fait voir la reine, Je vais l'en consoler et vous laisse avec lui. Attale, encore un coup, rends grâce à ton appui.

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