‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 469 sur 788 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

PRUSIAS, Fl-AMINIUS, ARSINOÉ, ATTALE, CLÉO.NE, AR.\SPE.

Seigneur, de tous cùtés le peuple vient en foule; De moment en moment votre garde s'écoule; Et, suivant les discours qu'ici même j'entends. Le prince entre mes mains ne sera pas longtemps; Je n'en puis plus répondre.

PRl'SIAS.

Allons, allons le rendre, Ce précieux objet d'une amitié si tendre. Obéissons, madame, à ce peuple sans foi. Qui, las de m'obéir, en veut faire son roi; Et, du haut d'un balcon, pour calmer la tempête, Sur ses nouveaux sujets faisons voler sa tète.

ATTALE

Ah! seigneur!

TRISIAS.

C'est ainsi qu'il lui sera rendu :

A qui le cherche ainsi, c'-?st ainsi qu'il est dû.

ATTALE

Ah ! seigneur, c'est tout perdre et livrer à sa rage Tout ce qui de plus près touche votre courage; Et j'ose dire ici que Votre Majesté .\ura peine elle-même à trouver sûreté.

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