PRUSIAS
Il faut donc se résoudre à tout ce qu'il m'ordonne, Lui rendre Xicomède aveeque ma couronne : Je n'ai point d'autre choix; et, s'il est le pli|s fort. Je dois à son idole ou mon sceptre ou la mort.
rLAMI.ML'S.
Seigneur, quand ce dessein aurait quelque justice, Est-ce à vous d'ordonner que ce prince périsse? Quel pouvoir sur ses jours vous demeure permis? C'est l'otage de Rome, et non plus votre fils : Je dois m'en souvenir quand son père l'oublie. C'est attenter sur nous ([n'ordonner de sa vie; J'en dois compte au sénat et n'y puis consentir. Ma galère est au port toute prête à partir; Le palais y répond par la porte secrète : Si vous le voulez perdre, agréez ma retraite; Souffrez que mon départ fasse connaître à tous Que Rome a des conseils plus justes et plus doux; Et ne l'exposez pas à ce honteux outrage De voir à ses yeux même immoler son otage.
AliSlXOÉ. #
Me croirez-vous, seigneur, et puis-je m'expliquer?
pr.DsiAS.
.\h! rien de votre part ne saurait me choquer; Parlez.
ARSINOÉ
Le ciel m'inspire un dessein dont j'espère Et satisfaire Rome et ne vous pas déplaire.
S'il est prêt à partir, il peut en ce moment Enlever avec lui son otage aisément :
Cette porte secrète ici nous favorise.
Mais, pour faciliter d'autant mieux l'entreprise. Montrez-vous à ce peuple, et, tiattant son courroux. Amusez-le du moins à débattre avec vous; Faites-lui perdre temps, tandis qu'en assurance La galère s'éloigne avec son espérance.
S'il force le palais et ne l'y trouve plus, Vous ferez comme lui le surpris, le confus; Vous accuserez Rome et promettrez vengeance Sur quiconque sera de son intelligence.
Vous enverrez après, sitôt qu'il fera jour, Et vous lui donnerez l'espoir d'un prompt retour,