ACTE V, SCCNE VI
Oj'J
Ou mille enipêclienients que vous fiTCz vous-iin'nn' Pourront do toutes parts aider au strataj^'eiiie. Quelque aveugle transport qu'il témoigne aujour- VI n'allenlerarien tantqu'il craindra pourlui, |d'hui, Tant (juil présumera son effort inutile. Ici la di'livrance en paraît trop l'atile; Et, s'il l'uljticnt, seigneur, il faut fuir vous et moi : S'il le voit à sa tête, il en fera son roi; Vous le jugez vous-même.
rnusiAs.
Ah ! j'avouerai, madame, Que le ciel a versé ce conseil dans votre âme. Seigneur, se peut-il voir rien de mieux concerté?
FLAMIMUS.
Il vous assure et vie, et gloire, et liberté; Et vous avez d'ailleurs Laodice en otage : Mais qui perd temps ici perd tout son avantage.
l'RUSIAS.
Il n'en faut donc plus perdre : allons-y de ce pas.
AliSINOK.
Ne prenez avec vousqu'-^raspe et trois soldats : l'eut-èlre un plus grand nombre aurait quelque infi- J'irai chez Laodice et m'assurerai d'elle. [dele.
Attale, où courez-vous?
ATTAI.E.
.le vais, de mon côté, De ce peuple mutin amuser la fierté, A votre stratagème en ajouter quelque autre.
AKSlNoé.
Songez que ce n'est qu'un que mon sort et le vôtre, (Jue vos seuls intérêts me mettent en danger.
ATTALH.
Je vais périr, madame, ou vous en dégager.
AI'.SINOÉ.
Allez donc. J'aperçois la reine d'Arménie.