RS1K0É, LAODICE, ATTALC:, CLÉO.NE
AKSl.NOÉ.
Attale, avez-vous su comme ils ont fait retraite?
"* ATTALE
Ahl madanie!
ARSl.NOÉ.
Parlez.
ATTALE
Tous les dieux irrités Dans les derniers "malheurs nous ont précipités. Le prince est échappé.
LAODICE
Ne craignez plus, madame; La générosité déjà rentre en mon âme.
ARSIKOÉ.
Attale, prenez-vous plaisir à m'alormer?
AITALE .
Ne vous flattez point tant que de le présumer. Le malheureux Araspe, avec sa faible escorte, L'avait.déjà conduit à celte fausse porte; L'ambassadeur de Rome était déjà passé, >«. truand, dans le sein d'Araspe, un poignard enfoncé Le jette aux pieds du prince. 11 s'écrie; et sa suite, De peur d'un pareil sort, prend aussitôt la fuite.
ARSIXOÉ.
Et qui dans cette porte a pu le poignarder?
AlIALE.
Dix ou douze soldats qui semblaient la garder. Et ce prince...
ARSIXOÉ.
Ab! mon fdsl qu'il est partout de traîtres! Ou il est peu de sujets lidéles à leurs maîtres! Mais de qui savez-vous un désastre si grand?
ATTALE
Des compagnons d'Araspe, et d'Araspe mourant. Mais écoutez encor ce qui me désespère.
J'ai couru me ranger auprès du roi mon père; Il n'en était plus temps : ce monarque étonné A ses frayeurs déjà s'était abandonné.
Avait pris un esquif pour tâcher de rejoindre Ce Romain dont l'effroi peut-être n'est pas moindre.