‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 528 sur 788 · I.e ciel vous a fait l'âme et plus grande et plus belle · texte numérisé non relu

I.e ciel vous a fait l'âme et plus grande et plus belle

Mais vous êles princesse et femme enfin comme elle.

L'horreur de voir une autre au rang (|ui vous est dû,

Et le juste chagrin d'avoir trop descendu,

Presseront en secret cette âme de se rendre

Même au plus faible espoir de le pouvoir reprendre.

Les yeux ne veulent pas eu tout temps se fermer;

Mais l'empire en tout temps a de quoi les charmer.

L'amour passe ou languit: et, pour fort qu'il puisse

De la soif de régner il n'est pas toujours maître, [être,

CAsuiin.

Je ne sais quel amour je vous ai pu donner, Seigneur; mais sur l'empire il aimi' .i raisonntr : Je l'y trouve assi'z fort et même d'une fon-e A montrer qu'il connaît tout ce qu'il a d'amorcf, Et qu'à ce qu'il me dit louchant un si grand choix Il a daigné jienser un i)eu plus d'une fois. Je veux croire avec vous qu'il est ferme et siocér^ (Ju'il me dit seulement ce qu'il n'ose me tair^; Mais, ù parler sans feinte...

OIIW.V.

Ah! madame! croyez...

CIMILI.E.

Oui, j'en croirai Pison â qui vous m'envoyf z; Et vous, pour vous donner queliiue peu plus de joie, Vous en croirez Plautine â qui je vous renvoie. Je n'en suis point jatouse et le dis sans courroux : Vous n'aimez que l'empire et je n'aimais que vous. N'en appréhendez rien, je suis femmoet princesse, Sans en avoir pourtant l'orgueil ni la faiblesse; ■ Et votre aveuglement me fait trop de piiié Pour l'accabler eueor de mon inimitié.

iCaniilie ol A|l)ianc sorlcnt.l OIira.N'.

Que je vois d'appareils, Albin, pour ma ruine!

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