‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 551 sur 788 · OTHO\, PL.VL'TINE, FLAVIE · texte numérisé non relu

OTHO\, PL.VL'TINE, FLAVIE

Madame, savez-vous les crimes de Lacus?

PLABIIXE.

J'aiiprends en ce moment que mon père n'est plus. Fuyez, seigneur, fuyez un objet de tristesse ; D'un jour si beau pour vous goûtez mieux l'allégresse. Vous êtes empereur, épargnez-vous l'ennui De voir qu'un père ..

OTIION.

llélas! je suis plus mort que lui.

Et, si votre bonté ne me rend une vie Qu'en lui perrant le cœur un traître m'a ravie, Je ne reviens ici qu'en malheureux amant l'aire hommage à vos yeux de mon dernier moment. Mon amour pour vous seule a cherché la victoire; Ce même amour sans vous n'en peut souffrir la gloire, Et n'accepte le nom de maître des Romains Que pour mettre avec inoi l'univers en vos mains. C'est à vous d'ordonner ce qui lui reste à faire.

PLAITI.NE.

C'est à moi de gémir et de pleurer mon père. Non que je vous impute, en ma vive douleur. Les crimes de Lacus et de notre malheur; Mais enfin...

OTIIO.N.

Achevez, s'il se peut, en amante :

Nos feux...

PI.AITISE.

Ne pressez point un troublequi s'augmente. Vous voyez mon devoir et connaissez ma foi : En ce funeste état répondez-vous pour moi. Adieu, seigneur.

OTIION.

De grâce, encore une parole.

Madame.

OTnON.

Page 1