‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 558 sur 788 · MÉLITE · texte numérisé non relu

MÉLITE

Mais pUi'ùt en eit-il où les biens ne préparent? Etant ri< lie, on méprise assez commuuéuient Des belles qualités le solide ornement; Et d'un luxe honteux la richesse suivie Souvent par l'abondance aux vices nous convie.

Persuadée de l'infidélité de .Mélite, la nourrice sort en la lui reprochant.

Cloris raille Mélite sur ses sentiments en faveur de Philandre ; Mélite ne comprend rien à ses paroles, niais son indignation éclate lorsque Cloris lui remet sa prétendue lettre adressée à Philandre.

On apporte la nouvelle que, désespéré de la trahi son de Mélite, Tircis est près de mourir. Mélite s'évaiiouit; on l'emporte chez elle.

Éraste, seul, s'applaudit de sa ruse, il s"écrie :

D'un favorable coup la mort me l'a ravi.

CLITON

Monsieur, ce n'est pas tout; Mélite l'a suivi. '

Êr.ASTE.

Méiite l'a suivi! que dis-tu, misérable?. .

11 tombe en démence, se voit poursuivi par les Euménides, et fuit, croyant traverser le Styx dans la barque de Caron.

Philandre n"« pti rencontrer Tirds pour se battre avec lui; il entre^mais Éraste revient, et, le prenanl pour Minos. lui deniande si ce n'est pas trop des supplices qu'on lui prépare pour avoir, au moyeu

EXAMEN ANALYTIQUE

d"uiie fausse correspomiance d'amour, joui'; le crédule l'iiilandre. Celui-ci sort rempli de honte et de fureur; traste le suit, toujours invoquant les diviiiili-s infernales.

Pour remettre Cloris du trouble où l'a jetée la nouvelle de la mort prochaine de son frère, on vient lui dire que ce n'était qu'un moyen d'éprouver les iMilinienIs de Mélite.

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