ACTE DEUXIÈME
D.i'is un monologue en stances, Philiste déplore sa inalhcureus? timidité. Clarice et la nourrice entrent; il se cache pour entendre ce qu'elles vont se dire : outri de la perlidie de son agente, à peine Clarice est-elle sortie, qu'il viertt accabler la nourrice des reproches les plus amers; elle lui répond d'un air rjilleur :
.Iciiiie el simple novice en matière d'amoup, IJui ne ■^tnirais comj)rcndrc encore un si bon tour, r. aller de nos riiscours les passions des dajnes. C est aider làcliement ii leurs naissantes tianimes; C'est Irailcr lourdement un délical effet; C'est n'y savoir enfin que ce que chacun sait... .le n'ai pas tant choqué que piqué ses désirs, Uonl la soir irritée avance tes plaisirs.
Philiste ne saurait rien répondre à d'aussi bonnes raisons.
Clarice survient; elle voudrait obtenir une décliiration formelle de Philiste, et, né pouvant y parvenir, elle lui donne un bracelet comme gage de son amour. Enfin ils partent pour fixer le jour de leur liyménée.
LA NOcnr.icE, seule.
Vous comptez sans votre holc, et tous pourrez apprendre Que ce n'est pas sans moi que ce jour doit se prendre
Aleidon et Doris viennent se faire de mutuelles protoslations d'ardeur; chacun d'eux croit duper l'autre et s'en amuse tout bas.
La nourrice annonce à Aleidon reste seul que Doris esl prête à épouser Forlange: que, d'un autre coté, Clarice s'obstino à donner sa main à Philisle. Ils conviennent d'enlever Clarice; et, pour trouver un ami qui le serve, Aleidon fera passer cet exploit pour une vengeance contre Philiste, qui permet qu^ sa sœur contracte d'autres nœuds.