‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 563 sur 788 · ACTE TROISIFME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIFME

Pressé par Aleidon, Cilidan consent à lui prèterr son bras et sa maison pour rexécntion de son projet; il s'empresse mémo d'aller prendre les mesures nécessaires pour écarter tout soupçon.

Aleidon se rit de !ant de bonne foi et de crédulité. Philiste l'aborde; mais notre fourlie, jouant l'indignation au sujet du changement de Doris, qu'il lui altrihue, lui prodigue les noms de traître et de parjure. Étonné, Philisle sort dans le dessein de <i>\)poser aux projets de sa sœur, ce qu'Alcidon, qui perdrait ainsi le prétexte dont il veut couvrir son lâche dessein, espère bien ne pas voir réussir.

Après avoir félicité Doris sur la comédie qu'elle a jouée avec Aleidon, Cbrysante engage Géron à attendre Philiste pour le décider au mariage de Doris avec Forlange. Philiste arrive, chasse Géron, déclare à sa mère qu'il ne consentira jamais à l'union pro jetée, puis envoie dire à Forlange iju'il ait à reimncer à .ses prétentions ou a lui rendre raison de t:iiit d'insolence.

Clarice vient rêver à son amour; mais hientùl paraissent Célidan et .\lcidon déguisés; comme si rlle avait peur des deux prétendus voleurs, la iiouriiic se jette aux genoux de sa maîtresse, el, les tenant embrassés, l'empêche de fuir. Quand elle a entendu partir la voiture qui emmène Clarice, elle se dit :

Sortons lie i)àmoison, reprenons la pai'ole;

Il n>ms l'aul à grands'cris jouer un autre rôle.

Ou je n'y connais rien, ouj'ainjieu pris mon temps:

EXAMEN ANALYTIQUE

Ils n'en foront pas tous ij^'alement ciinlciils;

Kl riillisli' (leninln, celle nouvelle suc,

Sei'.i (le Ih'IIc liunieui', mi je suis fm'l <lé(;uc.

M.iis p.n- où viuil nos ;;cns .' Vojoni i|u'en si'iielé

■le l.isse allei' apiès pai' un anlre eût'.

A présenl, il e»t leinps ipje ma vuix s'éverlue :

AUt armes! aux voleurs! On nré!.'iH};e, un me lue;

tln enlève nuulaine; amis, seeouroz-nous.

A la force! aux Lrigamls! au mcurlre! ateourez lon^I

Elli' appi'lli' Dorasle, Polymas, l.islnr, valets de riiilisle, et les lance sur une fausse roule :

Us vont tout 'Irait par là. Le ciel vous favorise!

(s,.„i,..) ^ Oli ! qu'ils en vonl abattre I Us sont morts, e en est fait ; Et leur san;', aulant vaut, a lavé leur forfait; l'ourvu que le bnnlieurâ lein's souhaits réponde. Ils les rencontreront, s'ils font le lour du momie. Onnnl à nous, ccpcnd.inl. subornons qui'lqnes pleurs Oui servent de témoins â nos fausses douleurs.

Page 1