‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 570 sur 788 · LYSANDRE · texte numérisé non relu

LYSANDRE

Quoi ! VOUS prenez pour vous ce que j'adresse ailleurs?

Adore qui vomira votre rare mérite,

Un change heureux me donne à la belle llippolyte.

Celle-ci semble vouloir renvoyer ces hoinmages à Célidée, qui dissimule son dépit sous un air d'indifférence et sort avec Florice.

llippolyte, continuant son jeu, reproche à Lysandre de laisser partir ainsi sa maîtresse, la seule digne de ses vœux.

Pleirante (père de Célidée) et Chrysanto (mère d'Uippolyte) entrent en parlant de mariage : le premier emmène Lysandre. Restée seule avec sa lille, Cbrysante lui dit :

Devineiais-lu bien quels étaient nos discours?

UIrTOLVTE.

Il vous parlait d'amour, peut-être?

CiinVSASIE.

Oui; que t'en semble?

lUPPOLYTF.

D'âges presque pareils, vous seriez bien ensemble.

CHRYSAXTE. *

Tu me donnes vraiment un gracieux détour! C'était pour ton sujet qu'il me parlait d'amour.

lUrrOLYTE.

Pour n.oi? ces jours passés, un poêle qui m'adore. Du moins à ce qu'il dit. m'égalait i l'Aurore : Je me raillais alors de sa comparaison; Mais, si cela se fait, il avait bien raison.

• CUBYSAME .

Avec tout ce babil, tu n'es qu'une étourdie. Le bonhomme est bien loin de colle maladie; Il veut te marier, mais c'esl à Dorimant ; Vois si lu te résous d'accepter cet amant.

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