LYSANDRE
Quoi ! VOUS prenez pour vous ce que j'adresse ailleurs?
Adore qui vomira votre rare mérite,
Un change heureux me donne à la belle llippolyte.
Celle-ci semble vouloir renvoyer ces hoinmages à Célidée, qui dissimule son dépit sous un air d'indifférence et sort avec Florice.
llippolyte, continuant son jeu, reproche à Lysandre de laisser partir ainsi sa maîtresse, la seule digne de ses vœux.
Pleirante (père de Célidée) et Chrysanto (mère d'Uippolyte) entrent en parlant de mariage : le premier emmène Lysandre. Restée seule avec sa lille, Cbrysante lui dit :
Devineiais-lu bien quels étaient nos discours?
UIrTOLVTE.
Il vous parlait d'amour, peut-être?
CiinVSASIE.
Oui; que t'en semble?
lUPPOLYTF.
D'âges presque pareils, vous seriez bien ensemble.
CHRYSAXTE. *
Tu me donnes vraiment un gracieux détour! C'était pour ton sujet qu'il me parlait d'amour.
lUrrOLYTE.
Pour n.oi? ces jours passés, un poêle qui m'adore. Du moins à ce qu'il dit. m'égalait i l'Aurore : Je me raillais alors de sa comparaison; Mais, si cela se fait, il avait bien raison.
• CUBYSAME .
Avec tout ce babil, tu n'es qu'une étourdie. Le bonhomme est bien loin de colle maladie; Il veut te marier, mais c'esl à Dorimant ; Vois si lu te résous d'accepter cet amant.