ACTE TROISIÈME
Gagné par llippolyte et entièrement dévoué à ses intérêts, Aroute vient à bout de persuader à son maître que le plus silr moyen de ramener Célidée est de lui donner de la jalousie en faisant la cour à llippolyte. Avant tout, Lysandre veut que son ccuyer aille s'informer des dispositions de sa maîtresse.
iROXTE, îcill.
Pans que pour l'apaiser je me rompe la têle, • ilon message est tout fait, et sa réponse prête.
Iticn loin que mon discours pùl la persuader, Elle n'aui'a jamais voulu nie regarder.
Une promple retraile. au seul nom de Lysjndrc, C'esl par où ses dédains se seront !>H entendre. Mes amours du passé ne m'ont que trop appris Avec quelles couleurs il faut peindre un njépi is.
Florice entre et demande à Aronte dos nouvelles de l'intrigue qu'ils conduisent ; rece\ ant une réponse favorable, elle s'empresse de la reportera Uippohte, que son impatience amène.
JUrrOLYTR, -i C,-hii,'e, qui Vient dVntrer. Nous parlions du dessein d'éprouver Ion amant : Tu las vu réussir à ton contentement?
CtLIOtf,
Je viens te voir exprès pour t'en dire l'issuo : Que je m'en suis trouvée heureusement déçue! Je présumais beaucoup de ses affections; Mais je n'attendais pas tant de soumissions...
Par crainte d'un raccommodement, Florice s'efforce de persuader à Célidée que si elle persistait à rebuter Lysandre pendant un jour entier, il en aurait bien vite pris son parti; insinuation qu'llippolyte, en la combattant faiblement, a l'adresse de faire adopter par sa crédule rivale.
Lysandre survient, et adresse à Célidée des paroles qui expriment sa douleur et son amour; docile aux conseils de Florice, elle lui répond qu'il devrait quitter cet importun langage.