I.a foudre est mon canon, les deslins mes soldats
•le couche d'un revers mille ennemis à bas ;
D'un souffle je réduis leurs projets en fumée :
Et lu m'oses parler cependant d'une armée!
Sa pensée se repoi'tant à sa maîtresse, il s'adoucit.
Uegarde, j'ai quitté celle elTroyablc mine Oui massacre, délruil. brise, brûle, extermine; I']t, pensant au bel œil qui tient ma liberté, Je ne suis plus qu'amour, que grâce, que be.iuté.
CLIXDOB. jr
0 dieux! en un moment que tout vous est possible! Je vous vois aussi beau que vous étiez terrible.
MATAMOllK.
Je te le dis encor, ne sois plus en alarme :
Ouand je veux j'épouvante, cl quand je veux je cbaruij;
El, selon qu'il me plaît, je remplis lour à tour
Les hommes de terreur et les femmes d'amour.
Il énumère ses prouesses amoureuses; mais, fatigué d'être l'objet de l'ador/ilion des plus grandes reines et du monde entier, il a sommé Jupiter de mettre un terme à tant d'importunités :
Ce que je demandais fut prêt en un niomcm; Et depuis je suis beau (fuand je veux seulement.
Bref, l'Aurore elle-même a fait pour lui une infidélité à Tithon. llevenant ;'t la puissance de son bras \aleureux :
Tous eiuix qui font hommage à mes peifoctions Conservent leurs Etats pai" leurs soumissions. Eu Europe, où les rois sont d'une humeur civile, Je ne leur rase point de château ni de ville; Je les soulTre régner ; mais, chez les Afric.iins, ï'arloul on j'ai trouvé des rois un peu trop vains, .l'ai détruit les pavs pour punir les monar'pies. Et leurs vastes déserts en sont de bonnes marques : Ces grands sables, qu'à peine on passe sans horreur,
EXAMEN ANALVTIUL'E.
Sont d'assez licaiix cITols de ma juslc l'iireur.
ci.ivnon.
Uevenons !i l'amotir : voit-i voire iiia!tres>c.