‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 590 sur 788 · I.a foudre est mon canon, les deslins mes soldats · texte numérisé non relu

I.a foudre est mon canon, les deslins mes soldats

•le couche d'un revers mille ennemis à bas ;

D'un souffle je réduis leurs projets en fumée :

Et lu m'oses parler cependant d'une armée!

Sa pensée se repoi'tant à sa maîtresse, il s'adoucit.

Uegarde, j'ai quitté celle elTroyablc mine Oui massacre, délruil. brise, brûle, extermine; I']t, pensant au bel œil qui tient ma liberté, Je ne suis plus qu'amour, que grâce, que be.iuté.

CLIXDOB. jr

0 dieux! en un moment que tout vous est possible! Je vous vois aussi beau que vous étiez terrible.

MATAMOllK.

Je te le dis encor, ne sois plus en alarme :

Ouand je veux j'épouvante, cl quand je veux je cbaruij;

El, selon qu'il me plaît, je remplis lour à tour

Les hommes de terreur et les femmes d'amour.

Il énumère ses prouesses amoureuses; mais, fatigué d'être l'objet de l'ador/ilion des plus grandes reines et du monde entier, il a sommé Jupiter de mettre un terme à tant d'importunités :

Ce que je demandais fut prêt en un niomcm; Et depuis je suis beau (fuand je veux seulement.

Bref, l'Aurore elle-même a fait pour lui une infidélité à Tithon. llevenant ;'t la puissance de son bras \aleureux :

Tous eiuix qui font hommage à mes peifoctions Conservent leurs Etats pai" leurs soumissions. Eu Europe, où les rois sont d'une humeur civile, Je ne leur rase point de château ni de ville; Je les soulTre régner ; mais, chez les Afric.iins, ï'arloul on j'ai trouvé des rois un peu trop vains, .l'ai détruit les pavs pour punir les monar'pies. Et leurs vastes déserts en sont de bonnes marques : Ces grands sables, qu'à peine on passe sans horreur,

EXAMEN ANALVTIUL'E.

Sont d'assez licaiix cITols de ma juslc l'iireur.

ci.ivnon.

Uevenons !i l'amotir : voit-i voire iiia!tres>c.

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