‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 598 sur 788 · AI.C.4ND1ÎE · texte numérisé non relu

AI.C.4ND1ÎE

■\'oyez si pas un d'eux se montre négligent. . Ainsi tous les acteurs d'une troupe comique,

Leur poème récité, partagent leur pritique. L'un tue el l'autre memt, l'autre vous l'ail pitié; Mais la scène préside à leur inimitié... Le Iraîlic et le Ir.ibi, le cnort el le vivant Se Irouvent â la lin amis comnie devant.

Il linit jiar dire qu'après s'être sauvé de prison Cliiiilor s'est fait comédien el attire tout l'aris à son tliéàlre. l'rimadant s'irrite; Alcandre lui répond :

Cessez de vous en plaimlre : à présent le théâtre Hsl en un point si haut, que chacun l'idolâtre; l'.t ce que voire tenq)s voyait avec mépris Est aujoui (l'hui l'amour de tous les bons esprits, L'entretien de Paris, le souhait des provinces, Le divertissement le plus doux de nos princes. Les délices du peuple et le plaisir des grands; Il lient le premier rang parmi leurs passe-temps; t^l ceux dont nous voyous la sagesse profonde l'ar leurs illustres soins coaserver tout le monde. Trouvent dans les douceurs d'un spectacle si beau De quoi se délasser d'un si pcsinl i'anlcau. Même noire grand roi. ce l'ouilre de la guerre. Dont le nom se l'ail craindre aux deux bouts de la terre, Le front ceint do lauriers, ilaignc bien quelquefois l'rêlcr l'œil et l'oreille an Théâtre-François...

Si par les biens ofi prise les personnes.

Le théâtre esl un fiel' dont les rentes sont bonOÊs; Kl votre lits rencontre en un métier si douï^ Plus d'accounuo{|ement qu'il n'cùl trouvé chez vous. Défaites-vous enliu de cette erreur conunune, Et ne vous plaignez plus do sa bonne lorlune.

Ramené à de plus saines idées, Pridamant assure Alcandre de son éternelle reconnaissance et va rejoindre promptement son fils à Paris.

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