‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 62 sur 788 · ACTE QLATUIÊME · texte numérisé non relu

ACTE QLATUIÊME

SCENL PliKMILIlE

CIIIMIÏKE, ELVIIÎE.

tinMÈ.NE.

iN'esl-ce point un faux bruit? le sais-tu bien, Elvire?

tLVIRE.

Vous ne croiriez jamais comme chacun i'aduiire, Et porte jnsqu'au ciel, d'une commune voix, De ce jeune héros les glorieux exploits. Les Manies devant lui n'ont paru qu'à leur honte; Leur abord fut bien prompt, leur fuile encor plus

[prompte; Trois heures de combat laissent à nos guerriers Une victoire entière et deux rois prisonniers. La valeur de leur chef ne trouvait point d'obstacles.

CllIMÈNE.

Et la main de Hodrigue a fait tous ces miracles! ^

ELVIRE

De ses nobles efforts ces deux rois sont le prix ; Sa main les a \aineiis, et sa main les a pris.

CllIMÈNE.

De qui [leux-tu savoir ces nouvelles étranges? '

ELVIRE

Du peuiile, qui partout fait sonner ses louanges. Le nomme de sa joie et l'objet et l'auteur. Son ange tutélaire et son libérateur.

CIIDIÈ.NE.

Et le roi, de quel u'il voit-il tant de vaillance?

ELVU'.E.

Itodrigue n'use encor paraître en sa présence; Mais don Diègue ravi lui présente enchaînés. Au nom de ce vainqueur, ces captifs couronnés, Et demande pour grâce à ce généreux prince Qu'il daigne voir la main qui sauve la province.

I CnlMÈNE.

Mais n'est-il point blessé?

ELVIRE

Je n'en ai rien appris.

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