ACTE IV, SCE.NE III
Vous changez de couleur! reprenez vos esprits.
CIIKIÈ.NE.
Reprenons donc aussi ma colère affaiblie : Pour avoir soin de lui faut-il que je m'oublie? Un le vante, un le loue, et mon cœur y consent! Moi; honneur est muet, mon devoir impuissant! Silence, mon amour, laissi:' agir ma colère; S il a vaincu deux rois. Il a tué mon père; Ces tristes vêlements où je lis mon malheur, Sont les premiers effels qu'ait produits sa valeur; Et, quoi qu'on die ailleurs d'un conir si magnanime, Ici tous les objets me parlent de son crime. Vous qui rendez la force à mes ressentiments. Voiles, crêpes, habits, lugubres ornements, Pompe où m'ensevelit sa première victoire, Contre ma passion soulignez bien ma gloire; Et, lorsque mon amour prendra trop de pouvoir. Parlez à mon esprit de mon triste devoir, Attaquez sans rien craindre une main triomphante.
ELVinE.
Modérez ces transports, voici venir l'infante.