‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 635 sur 788 · ATTIL · texte numérisé non relu

ATTIL

I, 'amour chez Attila n'est pas un bon suffrage . <!e qu'on m'en donnerait me tiendrait lieu doutrago; i;i tout exprès ailleurs je porterais ma foi. De peur qu'on eut par là trop de pouvoir sur moi. . Les femmes qu'on adore usurpent un empire Que jamais un mari n'ose ou ne peut dédire ; C'est au commmi des rois à se plaire en leurs fers, Pv'on à ceux donl le nom fait Irenibler l'univers.

EXAMEN ANAI.YTinn:.

Que clncun de leurs yc ux aime à so fnire csriave, Moi je ne veux les voii' qu'en tyrans que je brave; tll, |iir quelques attraits qu'ils captivent un crcur, Le mien, en ili'|iit il'eux, est tout à ma giamleur. l'ailcz donc seulement du choix le plus utile.

Le rci des Osliofjollis, Valnmir, conseille l'alliance avec la Ffance; Aidaric, au coiUialte, pense qu"eii Opousaiit llonorie Attila réunifait à ses piopi'es forces celles lie l'empire, respectables encore. Iiiipalienlé d'une trop longue discussion, il les interiompt d'un Ion bru.-nue :

KsI-c:' comme il me faut tirer d'inquiétude O'ie de plonger mon âme en plus d'incertitude? El, quand je vous coidie un sort tel cpie le mien. C'est lu'ofrenser tous deux que ne résoudre rien.

L'un d'eux rrpond (|iie. s'ils insistent, ce n'est que par zèle. Attila le veut bien croire; mais alors il faut conseiller à l'une des deux princesses de repousser sa demande, afin qu'il puisse imputer la rupture à son aversion pour lui. — Allez, travaillez-y, et réussissez, dil-il:

Je veux bien jusfpic-là suspendre mi colère.

(Il SOll.)

Cependant Ardaric aime Ildione, Valatnir est épris d'IIonorie; chacun des deux princes voudrait que l'antre se désistât en faveur du roi des Huns, et persuadât à son amante d'accepter la main d'Attila. Ils s'orleut après cette mutuelle conlidence, remettant au sort le soin de les tirer d'un si perplexe état.

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