ACTE rUKMlEU
Vainqueur des Gépides et des Ostrogotbs, donl il Iratne les rois à sa suite, Attila veut se faire un appui de l'empire romain, qui penche vers >a ruine, ou de celui des Francs, déjà presque affermi. 11 « donc fait demander en mariage, d'un côté l'onorie, sœur de Valentinien; de l'autre, lldione, sœur de Mérovée; et, sous prétexte de se décider, il veut consulter Valamir et Ardaric.
Ils ne sont pas venus nos deux rois; qu'on leur die Qu'ils se font Irop allcudre, cl qu'Allill s'ennuie.
Octar, capitaine de ses gardes, s'étonne qu'Attila consulte ses prisonniers; le roi lui répond que, s'il en agit ainsi, c'est afin de livrer comme victime au roi des francs ou à l'empereur celui qui aura conseillé le refus de l'une ou de l'autre alliance. Je veux diviser les nations pour les vaincre; j'en ai cinq à combattre, dit-il, et
De ces cinq nations contre moi trop heureuses, .l'envoie olbir la paix aux deux plus belliqueuses; .îe traite avec chacune, et. connne loi. es deux l'e mon hymen olïert ont accepté les nœuds, iJcs princesses qu'ensuite elles en l'ont le gage. L'une sera ma femme, et l'autre mon otage. ' ' Si j'offense par là l'un des deux souverains. Il eraindra pour sa sœur qui reste entre mes mains. A'Usi je les tiendrai l'iui et l'autre en contrainte, i, un par mon alliance, et l'autre par la crainte; li.i, si le malheureux s'obstine à s'irriter, l.'iicureMX eu ma favetn* saura lui résister; l' int que de nos vainqueurs, terrassés l'un par l'autre, Les trônes ébranlés tombent au pied du nôtre, vouant à ramour,~apprends que mon plus doux souci N'est... Mais Ardarie entre, et Valamir aussi.
Après leur avoir exposé le motif pour lequel il les a fait venir, il prend leur avis. L'un d'eux lui dit qu'il doit suivre le penchant de son cœur.