I.e sang qu'après avoir mis ce prince au tombeau
Ou lui voit chaque jour distiller du cerve.iu,
l'unit son parricide, et chaque jour vient faire
L'n tilbut étonnant à celui de ce frère :
Su. vaut niémc qu'il a plus ou moins de courroux,
Ce sang l'orme un supplice ou plus rude ou plus doux,
S'ouvre une plus féconde ou plus stérile veine;
El chaque emportement porte avec lui sa peine.
Honorie éprouve une horrible anxiété : elle abhorre Attila et aime Valamir; niais elle ne veut poîtit d'un roi qui no saurait la détendre contre la colère du tyran. Fluvie lui apprend encore iju.Xltila aime, ou du moins paraît aimer Ildione: sur quoi la princesse s'écrie :
Je meurs s'il me choisit ou ne me choisit pas.
Valamir paraît; llonorie lui reiiroche l'abjection dans laquelle il est tombé: le roi lui répond i|uil n'est pas besoin d'irriter Attila : le tyran la respecte,
et lui nionlrer quelque froideur est le meilleur moyen de faire qu'il renonce à elle. Mais llonorie déclare qu'elle ne sr donnera qu'à un roi libre, et sort.
Ardaric, qui survient, demande à Valamir ce qu'il a obtenu de sa princesse.
VALAM'll.
Voyez voIre Ildione, et puissiez-vous, seigneur, Y trouver plus de jour à lire dans son cœur, l'n e,-prlt plus ficile! Oclarsort de sa lente; ■• Adieu.
Ardaric s'informe auprès d'Octar si Ildione tardera a paraître. — Elle entre, et se montre disposée à accepter la main d'.Mtila; Ardaiie se plaint, elle ré|ilique :
Je l'épouserai donc, et réserve pour moi !,a gloire tlo répondre à ce que je me doi. ■ J'ai ma p'u't connue un autre à la haine publique Qu'aime à semer partout son orgueil ivrannique, I^t le hais d'autant plus, que son ambition .\ voulu s'asservir toute ma nation ; Qu'en dépit des traités, et de tout leur mystère, l'n tyran qui déjà s'est immolé son frère, Si jamais sa fureur ne redoutait plus liou. Aurait peut-être peine h faire grâce au nn'en. Si donc ce triste choix m'arrache à ce que j'airti'e, S'il me livre à l'Iiorrcin' qu'il me fait de lui-mémo, S'il m'attache à la main qui veut tout saccager. Voyez que d'intéréis, que de maux à venger! ilon amour, et ma haine, et la cause commune, (lieront à la venge ince, en voudront trois pour une; ICI, tomme j'aurai lors sa vie entre mes mains, Il a lieu de me craindre autant que je vous plains. .\ssez d':;ntres tyrans ont péri par leurs femmes ; Cette gloire aisément touche les grandes âmes; lit de ce même coup qui brisera mes fers. Il est beau rjue ma main venge tout l'univers.