‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 637 sur 788 · I.e sang qu'après avoir mis ce prince au tombeau · texte numérisé non relu

I.e sang qu'après avoir mis ce prince au tombeau

Ou lui voit chaque jour distiller du cerve.iu,

l'unit son parricide, et chaque jour vient faire

L'n tilbut étonnant à celui de ce frère :

Su. vaut niémc qu'il a plus ou moins de courroux,

Ce sang l'orme un supplice ou plus rude ou plus doux,

S'ouvre une plus féconde ou plus stérile veine;

El chaque emportement porte avec lui sa peine.

Honorie éprouve une horrible anxiété : elle abhorre Attila et aime Valamir; niais elle ne veut poîtit d'un roi qui no saurait la détendre contre la colère du tyran. Fluvie lui apprend encore iju.Xltila aime, ou du moins paraît aimer Ildione: sur quoi la princesse s'écrie :

Je meurs s'il me choisit ou ne me choisit pas.

Valamir paraît; llonorie lui reiiroche l'abjection dans laquelle il est tombé: le roi lui répond i|uil n'est pas besoin d'irriter Attila : le tyran la respecte,

et lui nionlrer quelque froideur est le meilleur moyen de faire qu'il renonce à elle. Mais llonorie déclare qu'elle ne sr donnera qu'à un roi libre, et sort.

Ardaric, qui survient, demande à Valamir ce qu'il a obtenu de sa princesse.

VALAM'll.

Voyez voIre Ildione, et puissiez-vous, seigneur, Y trouver plus de jour à lire dans son cœur, l'n e,-prlt plus ficile! Oclarsort de sa lente; ■• Adieu.

Ardaric s'informe auprès d'Octar si Ildione tardera a paraître. — Elle entre, et se montre disposée à accepter la main d'.Mtila; Ardaiie se plaint, elle ré|ilique :

Je l'épouserai donc, et réserve pour moi !,a gloire tlo répondre à ce que je me doi. ■ J'ai ma p'u't connue un autre à la haine publique Qu'aime à semer partout son orgueil ivrannique, I^t le hais d'autant plus, que son ambition .\ voulu s'asservir toute ma nation ; Qu'en dépit des traités, et de tout leur mystère, l'n tyran qui déjà s'est immolé son frère, Si jamais sa fureur ne redoutait plus liou. Aurait peut-être peine h faire grâce au nn'en. Si donc ce triste choix m'arrache à ce que j'airti'e, S'il me livre à l'Iiorrcin' qu'il me fait de lui-mémo, S'il m'attache à la main qui veut tout saccager. Voyez que d'intéréis, que de maux à venger! ilon amour, et ma haine, et la cause commune, (lieront à la venge ince, en voudront trois pour une; ICI, tomme j'aurai lors sa vie entre mes mains, Il a lieu de me craindre autant que je vous plains. .\ssez d':;ntres tyrans ont péri par leurs femmes ; Cette gloire aisément touche les grandes âmes; lit de ce même coup qui brisera mes fers. Il est beau rjue ma main venge tout l'univers.

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