SURÉNA
Durant loul mon séjour rien n'y blessait ma vue ; Je n'v rencontrais point de visite assidue, l'oint de devoirs suspects, ni d'entreliens si dou.x. Que, si j'avais aimé, j'en dusse être jaloux.
D'ailleurs, ajoute-t-il en se retirant, vous pourrez en apprendre davantage d'elle-même, car je la vois qui s'avance.
Eurydice répond avec franchise aux questions que lui adresse Pacorus, mais sans nommer Suréna. Elle donnera sa main à Pacorus, puisque le traité l'y force; mais son conir ne peut plus se donner. Il insiste pour apprendre le nom de son rival; 1^ princesse se borne à l'assurer que son choix n'est indigne ni d'elle ni de lui. Enfin, voyant venir Palmis, elle
rii<,'anffi Pacoriis à rendre plus de jusiiee à relie ijui d'ahord l'avilit cliarini'.
Toiii'incnlé du désir de eoniiatlre son rival, le lils d'Orode met lin aux reproches que lui adresse Pali;iis en lui i)i'oaiellanl de ne j;iniais aimer qu'elle si elle réussit ;'i le lui faire connaître. Palmis, pour ap- ]iuyer son refus, dit que ce serait alhnnerdcs haines éternelles, l'aeorus réplique (jue tant qu'il aura Suréna pour appui, il n"a rien à redouter: et l'almis. trouvant dans cette réponse un motif do jilus de se taire, persé-vere dans son silence. — Pacorus sort en disiniit (ju'il saura bien découvrir ce rival dont on s'obstine à lui cacher le nom.