‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 668 sur 788 · SUR UN INDISCRET · texte numérisé non relu

SUR UN INDISCRET

Par une impertinente et fausse confidence Quelqu'un me dit un jour : « Écoute, sois discret, « Et conserve en ton co^'ur, dans un profond silence,

« Le fruit de mon secret. »

A peine je promets de cacher le mystère. Qu'il trouve de sa part le silence fâcheux. Me quitte, va conter ce qu'il m'oblige à taire,

Et nous trahit tous deux.

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