‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 670 sur 788 · SONNET · texte numérisé non relu

SONNET

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Croissez, jeune héros; notre douleur profonde N'a que ce doux espoir qui la puisse affaiblir; Croissez, et hâtez-vous de faire voir au monde Que le plus noble sang peut encors'ennoblir. [l'onde :

Croissez pour voir sous vous trembler la terre et Un grand prince vous laisse un grand nom à remplir; El ce que se promit sa valeur sans seconde, (;"cst par vous que le ciel réserve à l'accomplir.

Vos a'ieux vous diront par d'illustres exemples Comme il faut mériter des sceptres et des temples; Vous ne verrez que gloire et que vertus en tous.

' Vuic'î (letix autres imitations, dont la seconde a été mal à propos attribuée à Corneille :

Pauvre Diiion, oii t'.i ri-duîtâ De les mari? l'elrange «oïl?

L'un en mourant cause ta fuite.

L'autre en fujant cause ta mort.

Didon, tes deux époux ont fait tous tes maltieurs ; Le premier meurt, tu fuis ; le second fuit, tu meurs.

* Ce sonnet est adressé à Henri de Lorraine, deuxième du nom, duc de Guise, lils de < liarles de Lorraine, duc de Guise, mort en lO-iO U Tut composé la même année par Corneille.

Sur des pas si fameux suivez l'ordre céleste; Et de tant de héros ([ui revivent en vous, Égalez le dernier, vous passerez le reste.

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