‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 711 sur 788 · SCENE PRE.Mll'RE · texte numérisé non relu

SCENE PRE.Mll'RE

SCANARELLE, CLSMAN.

SGANAnt^LLE, prenant du lahac et eu onVanI à Giisnian.

Quoi qu"en dise .\rislotc, cl sa digue cabale.

Le labac est divin, il n'est rien qui l'égale;

Et [lar les fainéants, pour fuir l'oisiveté, .

Jamais amusement ne fut mieux inventé.

Ne snurail-on que dire, on prend la ialiatière:

Souilaiu à gauche, à droit, par devant, par derrière,

Gens de toutes façons, connus, et non connus.

Pour y demander part sont les très-bien venus.

Mais c'est peu qu'à donner instruisant la jeunesse,

Le tabac l'accoulume à faire ainsi largesse.

C'est dans la médecine un ren:ède nouveau ;

Il puigo, réjotiit, conforte le c^erveau ;

De loule noire humeur prompteitient le délivre;

Et qui vit sans lahac n'est pas digne de vivre.

0 lahac! ù lahac! mes plus chères amours!...

Mais reprenons un peu notre ]>remier discours.

Si bien, mon cher Gusman, qu'Elvire la maîtresse. Pour Don Juan mon maître a pris taift de tendresse. Qu'apprenant son départ, l'excès de son ennui L'a fait mettre en campagne et courir après lui. Le soin de le chercher est obligeant, sans doute; C'est aimer forleiuent: mais tout voyage coittc, El j'ai ])eur, s'il te 'faut expliquer mon souci. Qu'on l'indemnise mal des frais de celui-ci.

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