‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 728 sur 788 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

L). JL'.\N, LA lîAMl'i:, CIIAIII.OTTE, MATIllJni.NE:, .•^tJAXARELLIi.

LA BAMÉE.

Je viens vous avertir, monsieur, qu'ici pour vous H ne fait pas fort bon.

SCAXAIiELLE.

Ah! monsieur, sauvons-nous.

D. JLAN.

Qu'est-ce?

LA nAMÉE.

Dans un moment doivent ici descendre Douze hommes à cheval commandés pour vous prenlls ont dépeint vos traits à ceux qui me l'ont dit. [dro; Songez à vous.

SGANAhELlE.

Pourquoi s'aller perdre à crédit?

Tirons-nous promptement, monsieur.

D. JUAN

Adieu les belles; (x'Ile que j'aime aura demain de mes nouvelles.

MATIIURINE, s'en allanl.

(!'est à moi qu'i promet, Charlotte.

CUARLOITE, s'en allant.

Oh! c'est à moi.

D. JUAN

Il faut céder : la force est une étrange loi. \iens; pour ne risquer rien, usons de stratagème; ■fu prendras mes habits.

SCANAr.ELLE.

l\loi, monsieur?

D. JUAN

Oui, toi-même.

SCANAP.ELI.E.

Jlonsieur, vous vous moquez. Comment sous vos ba- .M'aller faire tuer? [bits

D. JUAS. ^

Tu mets la chose au pis.

.Vais, dis-moi. lâche, dis, quand cela devrait être. N'est-on pas glorieux de mourir pour son maître?

(A pa.l.)

Serviteur à la gloire... 0 ciel! fais qu'aujourd'hui Sganarelle, en fuyant, ne soit pas pris pour lui!

Lli FESTI.N b£ PllillIlE.

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