‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 733 sur 788 · ACTE m · texte numérisé non relu

ACTE m

Celle bouche, ces yeux.; enfin, soyez à nioi, El je renonce au reste.

SCJINAnELLE.

II csl de bonne foi.

Vos écus sont pour lui des beautés peu touchantes.

LÉO.NOn.

J"ai dans le bourg voisin une de mes parentes Oui veut qu'on nie niaiie, et qui m'a toujours dit (Jue si quelqu'un m'aimait...

D. JUAN

C'est avoir de l'esprit.

lÉoxon.

Elle enverrait chercher de bon cœur le notaire. Si nous allions chez elle?

'D. JfAX.

Eh bien! il faut le faire.

Me voilà prêt, allons.

léONon.

Mais quoi! seule avec vous?

D. JUAN

Venir avecque moi, c'est suivre voire époux. Est-ce un scrupule à faire après la foi promise?

LÉO.XOR.

Pas trop; mais j'ai toujours...

D. JLAN.

Vous verrez ma franchise.

LÉONOl;.

Du moins...

D. Jl'AX.

Par où faut-il vous mener? Lto.\on.

Par ici.

riais quel malheur!

D. Jt'AN.

Comment?

LÉO.NOR

Ma tante que voici...

D. JDAN, à part.

Le fâcheux contre-temps! Qui diable nous l'amène?

SGANARELLE, à part.

î.'a foi! c'en était fait sans cela.

D. JUAX.

Quelle peine!

LÉONOn .

Sans rien dire venez m'attendre ici ce soir; Je m'y rendrai.

SCÈXE III

THÉRÈSE, LÉONOR, D. JL'AN, SGA.NARELLE.

TnÉr.ÈSE, à I-conor.

Vraiment! j'aime assez à vous voir, Impudente! il vous faut parler avec des hommes!

SCAKARELLE, j Thérèse.

Vous ne savez pas bien, madame, qui nous sommes.

LÉONOn.

Est-ce faire du mal quand c'est à bonne fin? Ce monsieur-là m'a dit qu'il était médecin;

Page 1