‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 744 sur 788 · D. JU.IN · texte numérisé non relu

D. JU.IN

Mourez quand vous voudrez, il ne m'importe guère. Ah! que sur ce jargon, qu'à tout heure j'entends. Les pères sont fâcheux qui vivent trop longtemps!

.■-GANARELLE.

Monsieur...

D. JUAN

Quelle sottise à moi, quand je l'écoute!

SGANAREI.LE.

Vous avez tort.

D. JUA.N.

J'ai tort?

SGANABELLE.

Eh!

D. JUAN

J'ai tort?

SCANARELLE.

Oui, sans doute.

Vous avez très-grand tort de l'avoir écouté Avec tant de douceur et tant d'honnêteté. Le chassant au njilieu de sa sotte harangue. Vous lui deviez apprendre à mieux régler sa lant'u ■ A-t-on jamais rien vu de plus impertinent? Un père contre un fils faire l'entroprenanl! Lui venir dire au nez que l'iionm-ur le con\ie A mener dans le monde une louable vie! Le faire souvenir qu'étant d'un noble sang 11 ne devrait rien faire indigne de son rang! [vrc Les beaux enseignements! C'est bien ce que doit sui- Un homme tel que vous, qui sait comme il faut \i- De votre patience on se doit étonner. [vre!

Pour moi, je vous l'aurais envoyé promener.

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