‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 750 sur 788 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

P JLAN, LA STATUE DU C0MMA:sDEU11 , SGA.NARELLE, soiie.

D. JUAN

Une chaise, un couvert. Je te suis redevable

(A SganartUc.l

D'être aussi ponctuel. Viens te remettre à lable.

SGANABELIE.

J'ai mange comme un chancre, et je n'ai plus de faim.

D. JUAN, au Coniiuanilour.

Si de t'avoir ici j'eusse été pins certain.

Un repas mieux réglé t'aurait marqué mon zèle.

A boire. A la santé. Commandeur. Sganarelle,

Je te la porte. Allons, qu'on lui donne du vin.

Dois...

>r.ANAl;l-LLi-..

Je ne bois jamais quand il est si malin.

D. JUAN

(Pliante; le Commandeur te voudra bien entendre.

SCANARELLE.

Je suis trop enrhumé.

LA STATUE

Laisse-le s'en défendre.

C'en est assez, je suis content de ton i-epas. I.e temps fuit, la mort vient, et tu n'y penses pas.

D. JUAN

(!es avertissements me sont peu nécessaires. C!\antons; une autre fois nous parlerons d'affaires.

LA STATUE

Peut-être une autre fois tu le voudras trop lard :

Mais, puisque lu veux bien en courir le hasard. Dans mon tombeau, ce soir, à souper je t'engage, l'romets-moi d'y venir; auras-tu ce courage?

tP. JUAN.

Oui; Sganarelle et moi. nous irons.

SGANAREILE.

Moi ! non pas.

D. JUAN

Poltron !

SCANARELLE.

Jamais par jour je ne fais qu'un rej)as.

LA !-TAIUE.

Adieu.

D. JUAN

Jusqu'à ce soir.

lA .«TVTUE.

Je t'attends.

SGANARELLE

Blisérablo!

Où me veut-il mener?

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