SCÈNE PREMIÈRE
D LOUIS, D. JUAS, SGAN'ARELLE D. LOUIS.
>'e m'abusez-vous point? et serail-il possible Que votre cœur, ce conirsi longtemps inflexible, t-i longtemps en aveugle au crime abandonné. Eût rompu les liens dont il fut enchaîné? Qu'un pareil changement me va causer de joie! .Mais, encore une fois, faut-il que je le croie? Et se peut-il qu'enfin le ciel m'ait accordé Ce qu'avec tant d'ardeur j'ai toujours demandé?
p. JUAN.
Oui, monsieur; ce retour dont j'étais si peu digne. Nous est de ses bontés un témoignage insigne. Je ne suis plus ce fils dont les lâches désirs N'eurent pour seul objet que diiiRliues plaisirs; Le ciel, dont la clémence est pour moi sans seconde. M'a fait voir tout à coup les vains abus du monde; Tout à coup de sa voix l'attrait victorieux A pénétré mon âme et dessillé mes yeux ; Et je vois, par l'effet dont sa grâce e.st suivie, Avec autant d'horieur les taches de ma vie Que j'eus d'emportement pour tout ce que mes sens Trouvaient à me flatter d'appas éblouissants.
r.oi